POLITIQUE DE RELATIONS INTERNATIONALES
La volonté de s’insérer dans une politique de coopération régionale et de développer le champ des relations internationales a toujours été un objectif fort pour l’IUFM de La Réunion.
Malgré le poids de l’éloignement de l’Europe, la réalité des relations internationales dans l’institut est tangible et reconnue par les partenaires de l’Académie et par ceux de la zone
En effet, l’IUFM a toujours cherché à établir une très forte cohérence d’une part, entre le choix des actions et leur insertion dans l’environnement et, d’autre part, leur valeur ajoutée pour contribuer à l’amélioration de la qualité des formations.
Grâce à cette volonté, la situation ultramarine de l’académie de La Réunion constitue, malgré le handicap dû à l’éloignement un atout à valoriser.1 - L’IUFM DE LA REUNION ET L’EUROPE
Le handicap est réel pour le développement d’une politique internationale tournée vers l’Europe. Même si quelques avancées ont été possibles dans le domaine de la recherche, l’objectif essentiel de mobilité des personnels enseignants, mais surtout des stagiaires peut difficilement être atteint particulièrement en raison du fort poids des coûts liés à l’éloignement.
Pour compenser ce manque, la recommandation est faite aux responsables de toutes les formations (disciplinaires, transversales) d’intégrer à leurs enseignements une perspective internationale et interculturelle.
Parallèlement, il est demandé aux assistants de langue (anglais, espagnol) de présenter le système éducatif de leur pays.Dans ce contexte, l’IUFM a donc choisi d’orienter la majorité de ses actions vers la zone Océan Indien
2 – L’IUFM DE LA RÉUNION DANS LA ZONE INDIANOCÉANIQUE
La politique de l’IUFM répond à trois impératifs essentiels, relatifs à l’institut, à ses formateurs et à ses formés :
- valoriser l’image de l’IUFM dans la zone océan Indien comme pôle d’expertise, de formation et de recherche, comme pôle de francophonie, plate forme avancée de la France et de l’Europe dans l’océan Indien ;
- offrir aux formateurs de nouveaux champs d’expériences, stimuler la recherche en éducation à l’institut par la mise en place de partenariats avec d’autres systèmes éducatifs, concernant tant la recherche elle-même que la formation de formateurs, les échanges documentaires ou l’ingénierie éducative ;
- améliorer la formation des professeurs stagiaires par la fréquentation d’autres publics, d’autres systèmes scolaires, dans des situations d’analyse ou de pratique, et développer chez eux une culture de la multi et de l’interculturalité et une culture de la mobilité, valeurs nécessaires à l’enseignant réunionnais plus encore qu’ailleurs.2.1 - Formation à et par l’international
Notre situation insulaire, loin de la métropole et la réalité multilingue et multiculturelle de l’école réunionnaise imposent que nous encouragions nos stagiaires à découvrir d’autres contextes culturels et d’autres pratiques pédagogiques.
Former à l’international (connaissance des autres systèmes) et par l’international (décentration éclairant notre propre système par une approche comparée) nous conduit à réaliser cet objectif essentiellement dans la zone, dans un contexte non européen.
Cependant, les systèmes de la zone offrent un “dépaysement” scolaire fort et sont souvent très différents du système français ce qui nous empêche d’envoyer nos stagiaires en stage en responsabilité dans ces établissements scolaires. Cette première ouverture sur la zone se prête donc essentiellement – outre les aspects linguistiques – à une observation et à une analyse des systèmes scolaires.
La recherche, dans la zone, de terrains acceptables pour l’exercice en responsabilité ne peut donc s’orienter que vers les établissements de l’AEFE (Agence pour l’Enseignement Français à l’Étranger) ou les établissements indépendants à programme français.
Les ressources qu’ils offrent nous permettent alors de combiner deux objectifs de formation à l’occasion d’un même séjour :
- l’observation et l’analyse du système éducatif local ;
- l’exercice en responsabilité dans un établissement qui reste certes à programme français, mais dans un contexte de multilinguisme et de multiculturalité qui arme au mieux le stagiaire pour exercer à La Réunion.
C’est dans cet optique que le partenariat avec les zones Afrique australe et orientale, Madagascar, océan Indien et péninsule indienne, Asie, Océan Pacifique de l’AEFE est recherché systématiquement, notamment au travers des actions croisées de mise en responsabilité des stagiaires de l’IUFM et de formation continue des enseignants ainsi libérés.2.2 - Formation linguistique
A défaut d’obtenir des stages linguistiques européens pour ses stagiaires, l’IUFM de La Réunion développe une politique de séjours linguistiques dans les pays anglophones de la zone (Afrique du Sud et Seychelles notamment) pour les PLC2 (CAPES anglais et CAPLP2 lettres-anglais candidats à la certification complémentaire) ainsi que pour des PE2 préparant l’habilitation en langue vivante, durant les périodes de congés scolaires ;2.3 – Coopération régionale en éducation
L’IUFM de La Réunion est désireux d’être reconnu comme pôle d’excellence régional et se donne comme objectif prioritaire de développer vers les pays de la zone Océan Indien des projets de coopération ambitieux, porteurs de solides échanges autour de l’ingénierie éducative, de la formation des formateurs, de la prise en compte du handicap, de la documentation…
Pour l’heure, notre partenariat se développe essentiellement avec trois pays : MAURICE, MADAGASCAR et les SEYCHELLES. Il concerne essentiellement l’expertise, les échanges en recherche en éducation et la formation des formateurs d’enseignants.
Depuis quelques mois, pour faciliter la mise en œuvre de projets de coopération sur la zone, l’IUFM, le centre local du CIEP et le CRDP associent leur expertise et leur savoir-faire pour mettre à disposition des partenaires de la zone un service adaptable rapidement à leurs besoins et couvrant un large champ d’interventions.
