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Autour de l'exposition "Venez prendre l'aire !"

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Journées "Instrumentation mathématique"

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Journée "Instruments mécaniques d'intégration"

Journée "Tables numériques"

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Journée « Tables numériques »

Paris, 20 juin 2005

(dans le cadre du séminaire d'histoire des mathématiques du laboratoire REHSEIS)
 

Présentation

Cette seconde journée d'étude sur les tables numériques a comporté deux volets. La matinée a été consacrée plus particulièrement aux tables astronomiques des XVIIIe et XIXe siècles, en lien avec l'ACI "Histoire des savoirs : Savoirs et techniques de l'observatoire". Dans l'après-midi, nous avons examiné la place des tables dans des traditions mathématiques anciennes (Égypte, Chine) autres que celles rencontrées lors de la première journée (Mésopotamie, monde arabo-musulman).
 

Communications

1. Les méthodes en question : l'usage des tables astronomiques et de navigation au XVIIIe siècle

    Guy Boistel (Centre François Viète, Nantes)

Résumé. Le 11 avril 1765, Alexis Clairaut réclame sa part du prix britannique des longitudes, quand il apprend que son rival l'astronome Tobias Mayer vient d'être récompensé pour la précision de ses tables astronomiques de la Lune. Surpris, Alexis Clairaut pose le débat en ces termes : les tables astronomiques ne constituent pas une méthode en soi. Il était donc loin d'imaginer pouvoir concourir à ce prix avec ses propres tables. La navigation astronomique, aux XVIIIe et XIXe siècles, est basée sur l'emploi de très nombreuses tables en tout genre : corrections aux hauteurs apparentes des astres, tables astronomiques, distances lunaires, etc. Après avoir tenté une typologie de ces tables, l'exposé se propose d'examiner les pratiques tabulaires de l'astronomie nautique jusqu’au début du XXe siècle. En effet, à cette époque, les tables de navigation de Perrin ou de Friocourt constituent de véritables méthodes en soi. Elles permettent aux marins, par des reports successifs de table en table, d’obtenir les éléments nécessaires au point astronomique, c’est-à-dire, à la détermination simultanée de la latitude et de la longitude du navire. Parallèlement au renouvellement des méthodes de l’astronomie nautique, il y a donc également une évolution très nette des pratiques tabulaires entre 1750 et 1900 environ. L’exposé essaye de dessiner les principales caractéristiques de cette évolution.

Extraits de tables nautiques [fichier pdf, 2.9 Mo]

2. Les calculateurs de Greenwich, 1830-1870

    David Aubin (Projet « Histoire des sciences mathématiques », université Paris 6)

Résumé. Au XIXe siècle, l'activité de calcul à l'observatoire de Greenwich augmente énormément. Quand est décidée la réduction et la publication des observations de Maskelyne, Bradley et Pond, l'Astronome Royal George Biddell Airy obtient des crédits lui permettant d'employer jusqu'à une douzaine de calculateurs à temps plein. Dans mon exposé, je répondrai aux questions suivantes : Qui sont ces calculateurs ? Quelles sont leurs compétences scientifiques ? Quels rapports entretiennent-ils avec les observateurs, avec l'Astronome Royal ? Dans quelles conditions travaillent-ils ? Quelles méthodes utilisent-ils ?

3. Les techniques égyptiennes de calcul et leurs aides

    Annette Imhausen (Trinity Hall, Cambridge)

Résumé. Les textes mathématiques de l’Égypte ancienne comprennent des collections de problèmes et leurs solutions. De plus, ils indiquent les méthodes utilisées en effectuant quelques opérations arithmétiques, essentiellement des multiplications et des divisions. Cela nous amène au coeur des mathématiques égyptiennes. Nous y voyons les techniques sur lesquelles les procédures mathématiques sont fondées. L'exposé analyse ces opérations arithmétiques et présente les différentes techniques utilisées par le scribe égyptien. Ces opérations sont étudiées en relation avec les tables égyptiennes : la table 2÷N, la table de fractions du rouleau de cuir et les tables métrologiques du papyrus Rhind.

4. The Solar Table of the Hanli

    Christopher Cullen (Needham Research Institute, Cambridge)

Abstract. The system of mathematical astronomy known as the Hanli ('Han dynasty astronomical system') was brought into official use in China from AD 85, and remained current until the early third century. Full specifications of this system are available, and include a table giving the position of the sun and other data for each of the 24 divisions of the annual solar cycle. The discussion analyses the structure and functions of this table, and reviews some problems connected with the interplay between theory and observation in its construction.