Séminaires en lien avec le projet
2006-2007 Autour de l'exposition "Venez prendre l'aire !"
2005-2006 Journées "Instrumentation mathématique"
2004-2005 Journée "Méthodes de calcul des ingénieurs"
2003-2004 Journée "Instruments mécaniques d'intégration" Journée "Tables numériques" |
Journée « Tables numériques » Paris, 15 mars 2004 (dans le cadre du séminaire d'histoire des mathématiques du laboratoire REHSEIS)
Depuis les temps les plus reculés, la conception et le calcul de tables numériques sont au cœur de l'activité mathématique. La meilleure preuve en est le nombre considérable de tables qui nous sont parvenues, depuis les centaines de tables babyloniennes anciennes, dont beaucoup sont encore à déchiffrer, jusqu'au millier de tables de fonctions spéciales calculées au dix-neuvième siècle. Pour l'historien d'aujourd'hui, les tables numériques constituent des documents précieux et pertinents, encore peu étudiés, pour comprendre l'évolution des concepts mathématiques, des algorithmes et des techniques de calcul, mais aussi pour mieux cerner la façon dont les mathématiques étaient pratiquées par diverses catégories sociales (astronomes, navigateurs, artilleurs, physiciens, ingénieurs, etc.). Quant on parvient à lire entre leurs lignes arides de chiffres, quand on réussit à reconstituer les gestes et les procédures qui accompagnaient leur utilisation, les tables nous révèlent tout un monde scientifique, culturel et social qu'il était parfois difficile de percevoir de la même manière à travers d'autres types de documents. Au cours de cette journée d'étude, nous avons rencontré des tables variées provenant de diverses époques et de diverses civilisations : tables égyptiennes et assyro-babyloniennes, tables trigonométriques et astronomiques de l'Islam médiéval, tables de logarithmes et tables pour la navigation, tables d'intégrales elliptiques. À travers les exemples présentés par les cinq intervenants, nous avons tenté de dégager plus généralement ce que l'analyse des tables numériques peut apporter à l'histoire des sciences. Nous avons également passé en revue les outils et les méthodes dont dispose l'historien actuel pour déchiffrer et « faire parler » les tables d'autrefois. Communications 1. Les tables dans les mathématiques assyro-babyloniennes du premier millénaire av. J.-C. Eleanor Robson (Department of History and Philosophy of Science, University of Cambridge)
2. Trigonometric and Astronomical Tables in Medieval Islam: The Hidden Craft of Numeric Computation Glen Van Brummelen (Bennington College, Vermont, USA) Abstract. Since trigonometric tables were the mathematical starting point of astronomical calculation, a number of Islamic astronomers devoted substantial energies to them. Their attentions produced considerable ingenuity and dexterity, and spurred several advances in numerical computation. We describe some of the mathematical achievements provoked by the need to design accurate and useful astronomical tables (including some not yet published, either then or now), and we survey some of the analytic tools developed by modern researchers to retrieve historical content from these tables.
3. Edward Sang (1805-1890): Calculator Extraordinary Alexander Craik (School of Mathematics & Statistics, University of St Andrews, Scotland) Abstract. Edward Sang (1805-1890), aided only by his daughters Flora and Jane, compiled vast logarithmic and other mathematical tables. These exceed in accuracy and extent the tables of the French Bureau du Cadastre, produced by Gaspard de Prony and a multitude of assistants during 1794-1801. Like Prony's, only a small part of Sang's tables was published: his 7-place logarithmic tables of 1871. The contents and fate of Sang's manuscript volumes, the abortive attempts to publish them, and some of Sang's methods are described. A brief biography of Sang outlines his many other contributions to science and technology in both Scotland and Turkey. Remarkably, the tables were mostly compiled in his spare time. 4. Les tables d'intégrales elliptiques de Legendre Dominique Tournès (IUFM de la Réunion et REHSEIS)
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