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Autour de l'exposition "Venez prendre l'aire !"

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Journées "Instrumentation mathématique"

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2004-2005

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2003-2004

Journée "Instruments mécaniques d'intégration"

Journée "Tables numériques"

Journées "Instruments de calcul"

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Journée « Instruments mécaniques d'intégration »

Saint-Denis, réserves du musée des arts et métiers, 28 avril 2003

(dans le cadre du séminaire d'histoire des mathématiques du laboratoire REHSEIS)
 

C'est au cours de cette journée de travail dans les réserves du musée des arts et métiers que naquit le projet des « instruments du calcul savant ». Sur la photo, on voit Thierry Lalande (responsable des instruments mathématiques du musée) et Joachim Fischer préparant les instruments d'intégration avant l'arrivée des participants. Deux exposés ont été ensuite présentés, entrecoupés par une visite du sous-sol des réserves.

Histoire de l'intégration mécanique

Joachim Fischer (Technische Universität München)

Résumé. L'intégration mécanique et son histoire sont deux sujets qui ne sont pas à la mode. La détermination (théoriquement exacte !) des intégrales définies ou indéfinies à l'aide d'instruments purement mécaniques fait presque partie du passé ; l'histoire de ce domaine très important, qui s'étend à peu près du milieu du dix-neuvième siècle jusqu'à nos jours, n'a pas été écrite. Pour se convaincre de l'importance de l'intégration mécanique, il suffit d'ouvrir un des livres « classiques » sur les instruments de mathématiques : Ocagne (1893, 1905, 1928), Jacob (1911), Galle (1912), Morin (1913), Horsburgh (1914), Willers (1926, 1943, 1951) ou Meyer zur Capellen (1941, 1944, 1949). Les historiens, les musées et même les collectionneurs privés ne s'occupent que très peu des instruments d'intégration (planimètres, intégrateurs, intégromètres, analyseurs harmoniques, intégraphes, etc.). Il y a deux raisons à cela : d'une part, ces instruments, très fonctionnels, ne sont guère source de fascination esthétique (à l'exception de quelques instruments rares comme, par exemple, les analyseurs harmoniques de Coradi) ; d'autre part, les instruments d'intégration sont aussi faciles à utiliser qu'ils sont difficiles à comprendre en ce qui concerne leurs principes de fonctionnement (qui s'appuient sur le théorème intégral de Gauss). Par conséquent, il me semble que nous devons faire quelque chose pour améliorer la situation.

L'intégration mécanique des équations différentielles

Dominique Tournès (IUFM de la Réunion et REHSEIS)

Résumé. Dès les premiers temps du calcul infinitésimal, en particulier sous l'impulsion de Leibniz, on a cherché à construire au moyen d'instruments mécaniques les courbes transcendantes définies par des équations différentielles. Tant les géomètres (Leibniz, Huygens, les frères Bernoulli, Euler, Vincenzo Riccati) que les fabricants d'instruments (Perks, Poleni, Suardi) se sont passionnés pour cette question pendant toute la première moitié du dix-huitième siècle, de même qu'on s'était intéressé, au siècle précédent, à la construction des courbes algébriques à l'aide de systèmes articulés. Dans l'exposé, on a analysé les principes théoriques qui sous-tendent les instruments conçus spécifiquement pour l'intégration des équations différentielles et on a examiné les appareils professionnels effectivement utilisés aux dix-neuvième et vingtième siècles : intégraphes de Kelvin, Pascal, Jacob ; analyseurs différentiels de Bush et Hartree.