Séminaires en lien avec le projet

 

Présentation des séminaires

 

2006-2007

Autour de l'exposition "Venez prendre l'aire !"

Autres séminaires

 

2005-2006

Journées "Instrumentation mathématique"

Autres séminaires

 

2004-2005

Journée "Méthodes de calcul des ingénieurs"

Journée "Tables numériques"

Autres séminaires

 

2003-2004

Journée "Instruments mécaniques d'intégration"

Journée "Tables numériques"

Journées "Instruments de calcul"

Autres séminaires

Autour de l'exposition « Venez prendre l'aire ! » : regards sur l'histoire de l'intégration mécanique

Paris, musée des arts et métiers, 21 mars 2007

(séminaire commun du CNAM et du laboratoire REHSEIS)
 

Présentation

Le laboratoire REHSEIS et le CNAM ont organisé une visite guidée de l'exposition « Venez prendre l'aire ! » ainsi qu'un séminaire pendant lequel ont été approfondis certains points de l'histoire des instruments mécaniques d'intégration et, plus généralement, des instruments scientifiques au XIXe siècle. Il s'agissait notamment d'examiner la circulation des savoirs théoriques et techniques liés aux problèmes de la mesure des surfaces et de l'intégration mécanique exacte, à la fois entre pays européens (Allemagne, Italie, France, Grande-Bretagne) et entre milieux professionnels (ingénieurs, fabricants d'instruments, mathématiciens). La séance s'adressait aux historiens des sciences tout autant qu'aux amateurs d'instruments et aux enseignants désireux de préparer une visite de l'exposition pour leur classe.
 

Communications

1. L'ingénieur des ponts, les routes et le calcul des surfaces pendant la première moitié du XIXe siècle

    Kostas Chatzis (LATTS, CNRS et École nationale des ponts et chaussées)

Résumé. L'exposé aborde les différentes méthodes imaginées par les ingénieurs des ponts et chaussées pour réaliser rapidement les projets de routes qui se multiplient pendant la Monarchie de Juillet. Ces projets demandent la réalisation de nombreux calculs fastidieux des surfaces de déblais et de remblais sur les profils en travers de ces routes. Soumis à la pression d'un volume de travail accru, les ingénieurs des ponts essaient alors différents procédés de calcul, plus ou moins expéditifs. Certains découpent des feuilles de plomb suivant les formes de profils, de manière à connaître les valeurs des superficies par des poids correspondants. Des tables numériques, donnant directement les surfaces en fonction d'un certain nombre de caractéristiques géométriques de la route (largeur, inclinaison du terrain naturel...), sont aussi construites et diffusées auprès des ingénieurs du corps dans les années 1830. Au début de la décennie suivante font leur apparition des instruments dédiés à ce type de calcul, comme la roulette de Dupuit ou l'arithmoplanimètre de Lalanne. Notre objectif est de fournir une vue synthétique sur ces différents moyens de calcul ainsi que sur le contexte de leur naissance et de leur utilisation.

2. Les premiers planimètres orthogonaux

    Dominique Tournès (IUFM de la Réunion et REHSEIS)

Résumé. Les planimètres orthogonaux sont les premiers instruments de mesure exacte des surfaces. Ils ont montré la possibilité d’une intégration mécanique théoriquement exacte. De là vient leur grande importance historique, même s’ils n’ont été fabriqués qu’à un petit nombre d’exemplaires avant d’être supplantés par les planimètres polaires à partir de 1856. L'exposé se propose donc de parcourir les différentes tentatives qui ont eu lieu dans la première moitié du XIXe siècle pour concevoir et construire des planimètres orthogonaux à cône et à disque, en mettant en évidence les circulations de savoirs que l'on peut repérer à ce propos entre inventeurs et fabricants de divers pays européens. Ce panorama a pu être réalisé grâce à l'importante documentation mise à notre disposition par Joachim Fischer.

3. Planimètres et intégraphes en Angleterre

    Marie-José Durand-Richard (université Paris 8 et REHSEIS)

Résumé. Le développement des planimètres et intégraphes au XIXe siècle, s'il accompagne le processus d'industrialisation, n'a pas été uniforme dans les différents pays européens. Les disparités en ce domaine sont intéressantes à examiner, non seulement pour elles-mêmes, mais dans la mesure où elles sont révélatrices des différents types de réseaux relationnels qui organisent les communautés de travail concernées par la mécanisation du calcul : mathématiciens, physiciens, ingénieurs et fabricants. Si la Grande-Bretagne semble moins concernée par la production de ces instruments, elle en intègre pourtant le principe dans des machines plus complexes qui conduiront aux grands calculateurs analogiques, destinés à la résolution d'équations différentielles non élémentaires.

4. La collection de catalogues d'instruments scientifiques d'Alain Brieux

    Thierry Lalande (CNAM/Musée des arts et métiers)

Résumé. Présentation d'une collection remarquable qui a été acquise par le musée en 2005.