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Qrt2f - Passage de la maquette au plan (2 min 15 s - 12 Mo)

L'extrait commence par la fin de la réalisation de la maquette, en plaçant la bibliothèque. Une élève dit alors "ça y est, on a fini le schéma". L'enseignante en profite alors pour demander ce que l'on a fait, puis demande "comment passer de la maquette au plan ?" (à 29 s).
On notera le rapport à la photo des élèves comme trace du travail accompli et pouvant être reproduit : "tu regardes la photo..." (à 50 s).
Cette solution étant évacuée par la maîtresse, la même élève propose aussitôt la solution envisagée, probablement en anticipant l'usage du feutre dans les mains de la maîtresse ...
Bel exemple d'ambiguïté entre la spontanéité des propositions d'élèves et les "anticipations contraintes" (même si elles ne sont pas délibérément provoquées comme cela semble le cas ici) produites dans un contexte métacognitif vis à vis du contrat didactique : l'élève anticipe l'intention* de la maîtresse avec ses prises d'indices personnels.
L'enseignante propose de faire ce que dit l'élève elle-même sans révéler d'autres intentions. C'est alors qu'un autre élève soulève la nécessité d'écrire dans les traces produites ...
On peut noter que dans la continuité du travail effectué sur le plan de la classe et de l'école, l'utilisation de la trace laissée par un gabarit (le légo) est déterminante dans la construction du plan.

L'enseignant dispose de deux entrées différentes pour passer de la maquette au plan :
· l'utilisation d'une vue de dessus (photo) sur laquelle on superpose un calque pour ne garer que les contours
· l'utilisation d'objets (représentations symboliques - boites d'allumettes pour les tables, ici legos pour les maisons) comme gabarits 3D dont on prend l'empreinte.
Dans cette séance l'enseignante à choisi la seconde option, et utilisera la première à la séance suivante en faisant construire le lien entre les deux (utilisation de la maquette de la classe, etc.
).

* On peut même s'interroger sur la pertinence d'une analyse "cognitive" comme suggérée ici. Dans quelle mesure cette attitude-élève efficace n'est-elle pas le produit d'un déjà long enseignement béhavioriste commence dès la moyenne section pour apprendre à répondre correctement à la question "combien ?". On sait que des analyses cognitives sur la question du "combien" ont montré que le sens donné à la réponse est largement formaté avant d'être compris.

Cette illustration de la complexité des relations cognitives qui s'infiltrent entre le sens et le contrat est aussi l'occasion d'un rappel à la vigilance de nos gestes quotidiens même les plus anodins ...

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