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Philippe GUILLOT,
Éditorial,
pp.
3-4
(téléchargeable, 10 ko). |
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Recherches
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Philippe
GUILLOT,
Violence à la Réunion,
pp. 9-29
(téléchargeable, 134 ko).
Même si, vues de la lointaine
Europe, les îles des tropiques semblent paradisiaques,
elles n'échappent pas aux comportements violents. À la
Réunion, ceux-ci, certes, sont moins fréquents qu'en
France métropolitaine, mais leur nombre et leur gravité
ne cessent d'augmenter rapidement. En outre, avec
l'occidentalisation des conditions de vie, la Réunion
abandonne progressivement, dans ce domaine comme dans les
autres, ses spécificités au profit du « modèle »
métropolitain de violence jeune et urbaine.
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Bernard JOLIBERT,
La politesse et l'éducation
à la civilité,
pp. 31-50 (téléchargeable, 117 ko).
On parle aujourd'hui de
recrudescence de la violence, de crise de l'autorité, de
perte des repères citoyens comme d'autant de
dysfonctionnements devant lesquels les modèles
traditionnels de régulation paraissent impuissants.
Peut-être conviendrait-il d'abord de s'interroger sur la
racine à la fois psychologique et morale de tout
comportement impliquant la maîtrise des conduites envers
autrui. La politesse, qu'on appelait autrefois civilité,
et dont on n'entend plus parler qu'au négatif,
l'incivilité, reste la condition première de toute
conduite citoyenne. Instrument préalable de régulation
par la maîtrise de soi qu'elle impose, elle demeure
l'outil éducatif fondamental qui permet à chacun de
contrôler ses pulsions et de régler ses sentiments
ainsi que ses désirs. L'éducation à la politesse
apparaît donc comme la propédeutique, tant sociale que
personnelle, de toute relation possible à autrui,
surtout peut-être là où les chocs interculturels
risquent à tout moment de faire exploser le lien social.
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Yves
LORVELLEC,
Les sciences humaines et
l'éducation selon Alain,
pp. 51-79 (téléchargeable, 177 ko).
Alain a été le témoin, dans le
premier quart du XXe siècle, des premiers pas
de ce qu'on allait appeler bientôt les « sciences
humaines ». Il a vu aussi se dessiner les premières
pédagogies dont les méthodes se revendiquent de ces
sciences nouvelles. Les prétentions des unes et des
autres à fonder une éducation inédite lui semblent une
pure imposture. Sa critique de la psychologie se place
d'un point de vue cartésien ; sa critique de la
sociologie, d'un point de vue comtien. Elles visent à
montrer l'inconsistance de théories qui ne comprennent
ni ce qu'est l'esprit, ni ce qu'est la culture, et
postulent des déterminismes simplistes qui manquent leur
objet. Leurs fausses audaces sont un masque commode de
l'obscurantisme intellectuel et du conservatisme social.
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Bernard
VANDEWALLE,
L'école et les enfants «
anormaux ». L'analyse de Michel Foucault,
pp. 81-96 (téléchargeable, 95 ko).
L'enseignement spécialisé s'est
longtemps occupé des enfants dits « anormaux ». C'est à la
généalogie historique de cette catégorie de
l'anormalité que nous nous attachons ici. Comment
l'école a-t-elle pris en charge ces enfants différents
? Il s'agit d'étudier la constitution progressive des
pratiques disciplinaires et des discours normatifs à
l'origine de l'enseignement spécialisé et, par-delà,
d'éclairer les enjeux de notre temps. Ce sont les outils
conceptuels proposés par Michel Foucault qui sont
utilisés dans le cadre de cette démarche
généalogique. On y voit apparaître à la fois un
pouvoir pédagogique normatif dont la matrice est une
rationalité disciplinaire et un modèle alternatif,
celui d'un souci éducatif attentif à la liberté de
l'enfant.
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Myriam
KISSEL,
L'imaginaire au travail dans
l'œuvre
romanesque de Julien Green, pp. 97-109 (téléchargeable, 68 ko).
L'œuvre de Julien Green est
susceptible d'être analysée selon le double prisme de la
psychanalyse (démarche initiée par Mélanie Klein) et des sciences
de l'imaginaire, dans la mouvance de Gaston Bachelard et Gilbert
Durand. Notre propos sera, dans cet article, d'étudier comment
fonctionne l'imaginaire greenien à travers l'analyse de quelques
espaces particuliers (labyrinthe, château, escalier, fenêtre) dans
deux romans de Green : Le Visionnaire et Minuit.
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Gilles
FERRÉOL,
Au cœur des IUFM, pp. 111-153 (téléchargeable, 238 ko).
Dès leur création, les IUFM
(institués par la loi d'orientation du 14 juillet 1989) ont suscité
passions et polémiques. Une dizaine d'années plus tard, quel regard
peut-on porter sur leur mise en place et leur évolution ? Cette
contribution s'efforce d'apporter quelques éléments de réponse et
met également l'accent sur un certain nombre de problématiques comme
celles relatives à la professionnalité ou à la formation continue.
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