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Dominique
Tournès, Éditorial, p. 3 (téléchargeable, 20
ko). |
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Jean ROSMORDUC,
L'histoire des sciences, fil
d'Ariane de la culture scientifique,
pp. 5-12 (téléchargeable,
61
ko).
La culture scientifique et technique
idéale d'un citoyen du XXIe siècle serait
gigantesque, à plus forte raison s'il s'agissait de
celle d'un enseignant. En restant plus modestement au
niveau de ce qui est possible, le présent article
propose, au-delà d'une première définition de cette
culture, de l'appréhender grâce à une approche
historique, laquelle permet seule de comprendre
l'évolution des sciences, mais aussi les problèmes
sociaux qu'elles ont posés et posent de plus en plus.
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Bernard JOLIBERT,
Science, religion,
philosophie : une confrontation salutaire,
pp. 13-40 (téléchargeable,
126
ko).
Face au relativisme qui paraît
dominer l'épistémologie contemporaine, l'effort pour
distinguer l'approche scientifique de la réalité des
approches religieuse et philosophique peut paraître
téméraire et démodé. C'est pourtant une tâche
urgente si on veut éviter le banal « tout est bon »
qui place toutes les formes de savoir au même niveau
d'incertitude et de confusion. Comment distinguer esprit
religieux, esprit scientifique et esprit philosophique
afin de mieux comprendre la portée respective et les
limites de chacun ? Il y va d'une conception lucide de la
connaissance humaine. Le présent article tente
d'apporter une réponse à la difficile question de
l'originalité de la réflexion scientifique à travers
l'examen des principaux courants de pensée qui ont
parcouru l'épistémologie, principalement au XXe
siècle.
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Fabien CHAREIX,
L'usage des exemples
scientifiques dans l'enseignement de la philosophie,
pp. 41-66 (téléchargeable, 443
ko).
Comment l'enseignement de la
philosophie peut-il maintenir l'exigence de présenter
les principaux enjeux de la science lorsque,
progressivement, l'usage des simples images communes de
l'histoire des sciences s'étiole pour se réduire à
quelques clichés ? C'est le travail de l'histoire et de
la philosophie des sciences que de chercher à
réconcilier la science et la culture en général. C'est
à ce prix que les théories scientifiques pourront être
pensées par leurs images communes et intégrées aussi
aisément que l'art dans les cours de philosophie.
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Stéphane GENARD,
Rôles des paradoxes dans l'évolution des mathématiques,
pp. 67-86 (téléchargeable, 433
ko).
Les paradoxes sont souvent
considérés à tort comme de simples curiosités
logiques, voire de petits casse-têtes dont on cherche
uniquement la solution. Cependant, ils ont joué, en
mathématiques, des rôles importants qui restent
méconnus. En effet, ils ont pu être utilisés soit
comme arguments contradictoires, soit comme révélateurs
de contradictions. De plus, ils ont eu des effets parfois
déterminants dans l'évolution des mathématiques et
dans la manière de les concevoir puisqu'ils sont à la
base, par exemple, de la crise qu'elles ont connue au
début du vingtième siècle. Enfin, les paradoxes nous
montrent, si cela est nécessaire, qu'il ne faut pas
confondre modèles et réalité dont ils permettent de
remettre en cause notre perception.
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Marc JAMBON,
Géométrie avec ou sans tiers exclu
? Motivation pour l'intuitionnisme à travers la
géométrie,
pp. 87-116 (téléchargeable, 482 ko).
La réalité des figures
géométriques n'incite pas à fonder une géométrie
axiomatique sur l'axiome du tiers exclu. C'est pourquoi
l'intuitionnisme de Brouwer nous paraît
particulièrement intéressant.
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Dominique TOURNÈS,
Figures idéales et figures sensibles. Place des
instruments de dessin dans l'histoire et l'enseignement
de la géométrie,
pp. 117-138 (téléchargeable,
106 ko).
On a parfois tendance à croire, en
référence à un modèle grec en partie mythique, que la
géométrie s'occupe principalement de figures idéales,
purs objets de pensée ayant pour fonction de servir de
support à des raisonnements abstraits. C'est
méconnaître que, tout au long de son histoire, la
géométrie s'est constituée à travers des pratiques :
pratique des artisans et des artistes, pratique du dessin
à l'aide d'instruments variés, pratique du tracé
continu de courbes à l'aide de mouvements. en dépit de
réticences idéologiques tenaces, des recherches
historiques récentes s'efforcent de montrer que figures
sensibles et figures idéales ne peuvent exister que
simultanément, dans une dialectique permanente
génératrice de sens. Si le géomètre confirmé,
s'appuyant sur une longue expérience, peut parfois
travailler directement sur des figures idéales, il n'en
va pas de même dans l'enseignement, où l'élève doit
nécessairement approfondir sa vision de l'espace par une
pratique constante et raisonnée des instruments de
dessin.
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Yves MARTIN,
Axiomatique de
Bachmann.
L'approche
algébrique ultime pour la géométrie plane,
pp. 139-164 (téléchargeable,
302
ko).
Après une rapide présentation de
quelques tranches de vie des géométries non
euclidiennes depuis leur naissance jusqu'à leur
maturité, nous abordons la synthèse algébrique de
l'approche axiomatique de la géométrie plane qu'est la
théorie des plans métriques de Bachmann. Les
différentes illustrations que l'on peut en donner avec
des logiciels de géométrie dynamique laissent
envisager, dans l'esprit des travaux de la commission
Kahane, tout le bénéfice que l'enseignement tirerait
d'une formation initiale des enseignants de
mathématiques aux géométries non euclidiennes.
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Stéphane GOMBAUD,
Le conventionnalisme et la question de l'espace. L'analyse
d'Henri Poincaré,
pp. 165-192 (téléchargeable,
134 ko).
Le conventionnalisme souffre d'un
discrédit qui s'explique historiquement par le
retentissement de la théorie de la relativité.
Toutefois, la pensée épistémologique de Poincaré
épouse précisément le développement des géométries
non euclidiennes et permet d'établir une dissociation
claire entre le raisonnement mathématique et le
raisonnement physique le plus formalisé. Pour ces deux
raisons, le conventionnalisme présente un intérêt
indéniable, en particulier pour aborder la question de
l'espace. Il convient seulement d'apprécier cette
épistémologie en rapport avec la question initiale
qu'elle soulève, de préciser ce à quoi elle s'oppose
radicalement, de montrer qu'elle est toujours très utile
pour déjouer certaines évidences trompeuses. Le
conventionnalisme est en effet un rationalisme qui
retient la leçon de Descartes et dépasse, par un effort
constant d'analyse, les productions fossilisées de la
raison.
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Éric BUTZ,
Galilée ou Descartes ? Étude d'un scénario
d'introduction historique au calcul des probabilités,
pp. 193-212 (téléchargeable,
130
ko).
Cette étude prospective propose des
activités qui s'appuient sur l'étude de textes anciens,
scientifiques et philosophiques. En rapport étroit avec
les programmes scolaires, elle veut participer à la
formation continuée de tous les enseignants. En effet,
les nouveaux programmes de mathématiques, de la seconde
à la terminale, imposent une nouvelle approche de
l'enseignement des statistiques et des probabilités. Ils
induisent des études historiques et épistémologiques.
L'utilisation de simulations, de modélisations et de
logiciels informatiques est devenue incontournable. Dans
ce qui suit, nous présentons un scénario permettant la
construction de savoirs mathématiques associés au
calcul des probabilités, à travers une initiation à la
recherche scientifique. Cet article est issu des travaux
du groupe de recherche-action « Modélisation et
simulation » de l'IREM de la Réunion, regroupant
Jean-Claude Lise, Michel Gontier et moi-même.
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